FRANK KOZIK
Pour celui ou celle qui suit avec attention le mouvement graphique rock dans sa continuité historique, depuis le moment où il est apparu au milieux des années soixante aux U.S.A jusqu’à aujourd’hui, il est acquis depuis longtemps que, sans le séisme punk, avec son invasion des villes et des campagnes qui ne laissa sur son passage que des âmes transfigurées prêtes à convertir les incroyants ou tout sacrifier pour lui, rien n’eut été pareil. De la même manière, il est tout aussi légitime de penser que, sans Frank Kozik, le parcours, le rythme et l’ampleur de la marche en avant de la scène poster eussent été tout aussi différents. C'est dire que, sans lui, cette pratique artistique périphérique mais consubstantielle aux concerts de rock n’aurait sans doutes pas quitté les limbes enfouies d’un passé glorieux qu’on croyait définitivement perdu.
En fait, il n’aura fallu finalement, et une fois encore, qu’une
concordance de hasards pour que ce jeune apatride né en 1962 de mère
espagnole et de père américain - arrivé aux Etats-Unis
seulement en 1976 et qui s’était engagé assez vite dans
l’armée américaine pour « éviter le pire
» - se retrouve à Austin en 1981. Mais une fois arrivé
là, touché à son tour par la grâce punk, il
se sentit prêt à
embrasser cette nouvelle église comme un prêtre au moment de
prononcer ses vœux. Rien désormais ne pouvait plus l’empêcher
de se délester définitivement d’un uniforme militaire
devenu décidément trop encombrant. Déterminé comme
jamais à appartenir enfin à un milieu dans lequel il se reconnaissait
totalement et qui était prêt à l’accepter tel qu’il
était et comme un des siens, Kozik et beaucoup d’autres avec
lui (1) se jetèrent dès lors à
corps perdus dans les remous tentaculaires d’une vague tourbillonnante
dont personne ne savait jusqu’où elle les mènerait.
Incapable de jouer du moindre instrument de musique, Kozik choisit donc une
autre forme participative. Sans jamais avoir imaginé posséder
quelque talent artistique que ce soit, il commença à réaliser
dès 1982 des flyers pour tous les groupes et clubs qui avaient besoin
de ses services - son premier xerox poster sera fait pour un groupe dénommé
Dark Motive en 1982. Armé de son seul désir de se sentir vivant
parmi ceux dont il se sentait si proche, il en réalisa six ou sept
par semaine en moyenne, des années durant. Tous faits pendant la nuit
ou pendant les repas. Démontrant une fois encore que si c’est
souvent le métier qui fait l’homme, c’est aussi la fonction
qui crée l’organe.
Rapidement intégré à un collectif originaire d’Eugene
dans l’Oregon, les Arts Maggots (2), il
en sortira sans trop tarder pour mieux laisser s’épanouir petit
à petit une singularité qui allait déjà faire
sa marque de fabrique. Un sens du trait et de l’image (3)
d’autant plus efficace qu’il se déliait sans réserves
dans un océan de subversion et de provocation (4).
Alors certes, rien de bien nouveau pour tout punk qui se respecte et pour
qui ces deux anti-morales relèvent plus de la règle de vie que
de l’exception culturelle. Sauf que là, dans cette manière
bien particulière qu’avait Kozik de décontextualiser à
nouveau frais des images et des références venues de partout
et de nulle part, de mélanger allégrement typographie Acid Rock
et lettrage de la presse magazine, chacun se retrouvait face à des
objets visuels d’un nouveau genre (5).
Injustement, cette première partie de sa carrière - antérieure
à 1990 - est souvent occultée par la seconde, celle de la sérigraphie
et du succès qui sera inaugurée à partir de 1991 avec
un poster pour Pigface (6). Ce serait cependant
oublier combien elle ne manque ni d’importance ni de force. D’importance
parce que toutes ces années là ont été pour Kozik
des moments déterminants de formation et d’éducation pendant
lesquels il apprendra de son ami Tommy Bauman tout ou presque du métier
d’imprimeur et de sérigraphe. C’est là également
que son dessin s’affinera et que son style prendra forme même
si ses idées auront tôt fait de s’affirmer pour construire
le cadre général de références qui n’appartiendront
bientôt plus qu’à lui.
Mais elle ne manque pas non plus de force, car tous les thèmes - comme les figures de la mort et du mal - et tous les sujets typiquement Kozikiens - comme la religion, l’armée, le trash et le sexe - sont déjà là. En train d’installer peu à peu leur aura maléfique et prêts à se parer de leurs plus beaux habits nimbés d’une lumière forcement blanche et noire.
Il ne manquait donc plus qu’un petit coup de pouce du destin, lequel se présentera sous la forme d’une rencontre, un jour de 1987, avec le patron du Cave Club à Austin : Brad First. (7) Une rencontre essentielle, car en confiant à Kozik le soin d’abord de garder la porte d’entrée, puis très vite, de réaliser flyers et affiches pour tous les concerts programmés dans son club, First a fait plus et mieux que trouver un collaborateur. Il a accordé au texan d’adoption une confiance qui, en retour, sera garante d’une foi nouvelle en son propre avenir.
Devenir partenaire attitré d’un lieu tel que celui-là - fut-il un trou à rats - assure à n’importe quel outsider venu d’ailleurs une légitimité et une activité suffisamment régulières pour donner un tout autre sens à son existence. Pensez donc, avoir le droit et l’obligation de faire des affiches en deux couleurs - comme le lui avait demandé First - suffirait à réconcilier n’importe qui avec la vie et le reste de l’humanité ! Dans les faits, cela équivalait à transformer en miracle permanent une réalité quotidienne où incertitude et précarité règnent d’ordinaire en maître. Mais aussi à permettre de vivre pleinement sa passion, même si c’est misérablement et qu’il faut travailler le jour à sérigraphier des t-shirt pour pouvoir se loger et manger à sa faim…Mais une chose est sure : cette première étape sera très importante pour Kozik même si ce ne sera pas la seule. Une seconde lui succédera 3 ans plus tard, toute aussi capitale, qui lui fera faire un pas supplémentaire dans sa conquête de la réussite et la reconnaissance puisque c’est à ce moment là qu’il croisera le chemin de Lindsey Kuhn.
Sérigraphe de génie rencontré au hasard d’un salon par la galeriste Debbie Jacobson, réputé pour avoir des bras en acier trempé quand il tient sa raclette et tire les encres, Kuhn réalisa avec et pour Kozik entre 1991 et 1993 plus de 100 sérigraphies dont beaucoup sous le nom complice et commun de Wackyland. Grâce à la maîtrise technique qu’il déployait, son utilisation des couleurs flamboyante - notamment fluorescentes - et le choix de formats hors du commun, ces sérigraphies resteront pour les générations suivantes des références et des modèles. Outre leurs qualités formelles, elles révélaient aussi comme jamais l’extraordinaire capacité qu’avait Kozik de jongler avec les formes et les univers. Se détourner en situationniste affirmé et de recontextualiser dans une nouvelle unité artistique tout ce qui passait a portée de son regard imparable.
Il suffit de regarder la série mettant en scène les personnages des Flinstones (8) pour comprendre quelle imagination et quel audace il lui aura fallu pour s’en emparer et créer - tout en l’assumant - des scènes auxquelles aucun des pères fondateurs du studio n’auraient jamais osé penser, même dans leurs cauchemars les plus fous (9).
Mais
il y aura aussi ces nombreuses et magnifiques sérigraphies à
la puissance visuelle impérissable, qui se retrouveront transformées
l’une après l’autre en icônes intouchables et éternelles.
Seul Andy Warhol, avant lui et ailleurs, avait pu et su le faire ainsi. Ainsi
ce visage fascinant de beauté d’une Sharon Tate menacée
par l’ombre noire de son futur assassin Charles Manson (10).
Ou cette voluptueuse invitation que l’actrice suédoise Inga continue
de nous adresser, les yeux mi clos et les bras levés vers le ciel de
plaisirs toujours à venir (11). Ou encore
ce corps d’enfant cintré d’un uniforme martial soviétique,
à la posture fière et souveraine, auquel l’artiste a comme
redonné vie en l’extrayant d’une histoire militaire enfouie
qui, de fait, n’aura jamais cessé de le fasciner (12).
De l’avis général, ces années de collaboration
avec Kuhn ont été de véritables moments de grâce
et le sommet absolu de sa carrière, tant par la quantité extravagante
de la production que pour la densité d’inspiration de son travail
(13). Mais l’insatiable entrepreneur qu’a
été Kozik, mu par le désir impérieux d’un
ailleurs inconnu qui lui permettrait de se révéler toujours
un peu plus à lui-même, ne pouvait s’arrêter là.
Et il ne s’arrêta pas là. C’est ainsi que sa troisième
grande aventure verra le jour, en 1995, avec son ami Kevin Plamondon (14).
Dans la dynamique d’un succès que rien ne semblait devoir entraver, Man’s Ruin Records sera pour les deux hommes, et pendant plus de cinq ans, l’occasion d’être enfin présents des deux côtés d’une barrière qu’ils avaient passé leur temps à longer sans jamais la franchir. En créant leur propre label indépendant de production discographique, ils alterneront successivement les métiers et les responsabilités. En tant que directeur artistique, Kozik travaillera pour son propre compte et créera des affiches et des pochettes de disques à un rythme effréné, ce qui aura pour effet de peser lourdement sur la qualité plastique de son travail qui ne retrouvera plus jamais la fulgurance et l’inspiration d’avant 95. En tant que managers du label et grâce à des choix artistiques pertinents qui ne devront rien à personne, l’un et l’autre apporteront à la scène Rock américaine alternative un souffle et un sens du risque que beaucoup regretteront quand tout s’arrêtera. Car ce label hyper actif, véritable incubateur de talents qui finira par compter dans son catalogue une multitude de groupes devenus emblématiques (15), achèvera son aventure en 2001, épuisé, après avoir perdu des centaines de milliers de dollars. Mais une chose est sure : cette étape, comme toutes les précédentes, aura été un des maillons forts de la chaîne d’une vie qui a toujours voulu se laisser dessiner par les événements sans jamais essayer de deviner ce qu’ils pourraient être.
Et si le cheminement personnel de Frank Kozik - avec un grand père Franquiste, un père absent, un passage dans l’armé qui l’a profondément marqué et des convictions idéologiques suffisamment fortes pour soutenir publiquement la politique des Neocons de Georges Bush Junior - en a fait un personnage aussi attachant que parfois contestable, il lui a aussi et indubitablement permis d’avoir un parcours et une place uniques.
Considéré aujourd’hui comme un véritable père
spirituel de toute la scène poster, il bénéficie d’un
respect et d’une admiration incontestés dont les raisons sont
simples à comprendre. Il a donné des règles et une méthode
là où il n’y en avait pas. Il a élargi suffisamment
l’horizon d’une pratique pour que tout le monde ait envie d’en
partager le point de vue avec lui. Il a décidé de faire de l’offset
quand les autres faisaient encore du Xerox (16)
et il a décidé de faire de la sérigraphie quand les autres
faisaient encore de l’offset. Il a choisit de laisser de coté
les petits formats pratiqués par tout le monde pour s’aventurer
sur des formats inédits jusque là. Et enfin il a laissé
éclater la couleur - toutes les couleurs - là où il n’y
avait que du noir et blanc ou presque.
Bref, Kozik a complètement bouleversé la nature d’une
pratique et élargi le cadre de ses références. Et s’il
a indubitablement profité d’un cercle vertueux dans lequel le
champ des possibilités et des opportunités semblait d’autant
plus infini qu’il était constamment tiré par l’apparition
d’une multitude de groupes alternatifs et régulièrement
poussé par l’éclosion d’une kyrielle de nouveaux
clubs, il a su, comme aucun autre, faire du contexte son allié majeur.
Or c’est bien cette intelligence des situations et un pragmatisme très
américain qui lui permettront en 2000, et une fois de plus, de se réinventer
une vie en saisissant à pleines mains des offres professionnelles nouvelles.
Des offres qui, celles là, ne devraient rien au hasard mais tout à
sa carrière passée « d’iconographe » culte.
Sollicité par les plus grandes marques commerciales qui n’ignoraient rien de lui, il est ainsi devenu, presque sans s’en douter et au moment où il le fallait, un des designers les plus recherchés qui soit. Un de ces créateurs multi fonction qui finira par se spécialiser dans la conception de lignes de jouets parmi les plus collectionnés au monde : ces Urban Toys (17) à l’allure aussi déroutante qu’incongrue qui déferlent depuis quelques années de façon continue en provenance d’Asie. Installé à Los Angeles, il travaille dorénavant dans un superbe studio et profite largement d’une situation matérielle qu’il n’avait jamais connue et imaginée. Grâce a ses nouvelles activités, et comme il le souhaitait depuis toujours, il peut donc se présenter à qui veux l’entendre comme designer.
C’est dire qu’après toutes ces années, apaisé, il peut enfin abandonner sur le bord du chemin, au su et à la vue de tous, la relique décomposée d’un rôle et d’un statut qu’il avait toujours refusé : celui d’artiste. Cet artiste qu’il n’aura donc jamais voulu être, mais que, malgré tout, quoiqu’il en pense ou quoiqu'il ait dit, il aura toujours été.
Didier Maiffredy- Droits réservés
Rock Poster Art / Juin / 2007
(1) Dés le début du déferlement punk de 1976/1977, de nombreux graphistes plus ou moins amateurs accompagneront la scène musicale avec la même foi que les musiciens eux-mêmes, quitte à être les deux en même temps. Parmi tous ceux qui précéderont et cohabiteront avec Kozik à Austin nous citerons entre autres Chris Wing - membre du groupe Sharon Tate’s Baby - Mike Nott, Randy Biscuit Turner - des Big Boys - Tim Kerr, David Yaw - de Toxic Shock - John Slate sous le pseudo Control Rat x et Ric Cruz. Ce dernier, originaire de San Antonio, commença à créer flyers et affiches à partir de 1979 en pure réaction à la génération de l’Armadillo et de toute la quincaillerie hippie à laquelle elle renvoyait. Cruz sera un des collaborateurs attitrés du mythique Raul’s Club qui ouvrit ses portes le 31 Décembre 1977 et changea définitivement la physionomie de la scène musicale d’Austin.
(2) De 1981 a 1984 Billy Haddock, Paul Sabal, Tony Carbonee puis plus tard Andy Blackwood et Frank Kozik feront coïncider leurs productions de flyers rock pour le Club Foot avec un activisme graphique de rue, urbain, humoristique et subversif. Club Foot changera de nom en 1983 et deviendra le Nightlife avant de fermer définitivement quelques mois plus tard et que l’immeuble l’abritant ne soit détruit.
(3) Des flyers comme ceux de Criminal Crew, Poison 13 - qui fera un scandale énorme au point de figurer en couverture du Daily Texan - et Chris & Cosey réalisés en 1987 sont représentatifs de cette aptitude qui perdurera pendant toute sa carrière à ne jamais choisir entre le dessin - même et surtout dans sa version comics - et la photo. A utiliser l’un comme l’autre selon l’angle choisi et même parfois les deux en même temps.
(4) Il faut préciser que le flyer crée pour un concert au Starck Club de Dallas donné par Chris & Cosey - deux membres de Throbbing Gristle - suscita de très vives réactions au regard de la violence de l’image présentée. Cette photo - prise par un soldat allemand le 29 Novembre 1941 - provenait de l’iconographie de la seconde guerre mondiale que Kozik consultait déjà intensément et montrait un corps mutilé qui n’était autre celui d’une jeune femme de 18 ans - Zoia Kosmodemianskaia - partisan russe torturée et pendue par les nazis (il se trouve que c'est cette même photo qui décida Jonathan Littell à écrire Les Bienveillantes).


Kozik fut donc accusé de n’être qu’un nazi qui montrait avec complaisance des atrocités faites aux juifs, ce qui en l’occurrence était bien sur faux. Il n’en demeure pas moins que l’usage récurent qu’il fera de l’imagerie nazie - et singulièrement d’Hitler - lui occasionnera reguliérement nombre d’attaques. Suite à cet incident il ne voulut plus travailler pour la ville de Dallas.
Un problème analogue s’était déjà posé avec l’université d’Austin pour le concert de Poison 13 où il avait proposé une réinterprétation de la nativité quelque peu osée. Suite à une plainte des étudiants chrétiens auprès de la présidence de l’université, le concert fut annulé.

(5)
Il suffit d’ailleurs de regarder ce que faisait à peu prés
à la même époque ses concurrents les plus directs comme
ceux cités précédemment ou de plus connus comme Raymond
Pettibon - que Kozik n’appréciait pas particulièrement
- ou Art Chantry - qu’il n’apprécie pas plus aujourd’hui
- pour considérer qu’au-delà des analogies de support,
des différences d’approche s’expriment.
(6)

(7) Le Cave Club changera de nom à deux reprises par la suite : Club Cairo puis Cannibal Club.
(8)
Les Flinstones étaient une série de dessins animés américains
produits par William Hanna et Joseph Barbera dans les années 60, traduits
en français par les Pierrafeu.
Nous faisons spécifiquement référence à la scène
d’anthologie où Betty et Wilma, habillées de cuir, sont
en train de s’adonner à des jeux que la morale réprouve
sous les yeux exorbités du chien Dino lui-même harnaché
en tenue sado maso - sérigraphie de 1991 pour les Butthole Surfers.

Mais aussi à une sérigraphie crée pour un concert des Cows en 1992 où Fred, la seringue à la main, semble tenté et prêt à se faire un shoot d’une substance interdite.

D’autres suivront comme cette sérigraphie de 1992 pour une tournée collective des Cows, Vertigo, Hammerhead et Claw Hammer où nous voyons l’ours Yogi en train de s’enivrer au champagne. Et les parties génitales à l'air.

Ou bien encore son copain Booboo en pleine posture métaphysique, les mains ensanglantées, devant un Christ crucifié. Comme pour nous dire que si l’Un partageait notre humanité dans la mort, Booboo lui partageait sa souffrance dans son corps - Sérigraphie de 1994 pour Sebadoh.
(9) Dans une interview au magazine Your Flesh en 1992, Frank Kozik rappelle avec amusement comment, lors d’une exposition à la galerie de La Luz de Jesus à Los Angeles, un des principaux animateurs du studio Hanna et Barbera, n’en croyant pas ses yeux, s’est empressé d’acheter plusieurs sérigraphies mettant en scène les Flinstones ainsi qu’une peinture où Fred, Wilma et le chien Dino étaient transformés en mutants.
(10) Il est bien sur question de la sublime Nine Inch Nails de 1994 avec une Sharon Tate marmoréenne dont l’image principale est tirée d’une affiche de 1971 intitulée « why » que Kozik reconditionnera comme à son habitude.
(11) Cette sérigraphie - surnommée bien plus tard la « Green Lady » - crée pour Soundgarden en 1992 met en valeur une photo d’un film - de 1967 - du mythique Joseph Sarno représentant la désormais célèbre Inga - de son vrai nom Marie Liljedahl - actrice suédoise de porno soft .


(12)
C’est bien sur la Helmet de 1992 présentant la photo colorisée
d’un enfant en uniforme russe, extraite probablement d’une collection
parue dans les années 70 chez les anglais de Ballantines Books.
Mais nous pourrions encore ajouter les citations à Durer - la Cherubs
de 1993, la Melvins de 1993 -

La Neil Young de 1993 avec la photo du grand chef Sioux Highbear

Ou la réinterprétation de la bande dessinée de 1976 « Hansi, the girl who loved the swatiska » pour la Red Red Meat de 1994. Sans parler du détournement de Tintin sur la Lune pour une Steelpole Bathtub de 1993.

(13) Que ce soit d’ailleurs au moment du partenariat commercial entamé à la toute fin des années 80 avec Debbie Jacobson de la galerie l’Imagerie, ou de celui qui suivra à partir de 1991 avec Phil Cushway de la galerie Artrock.

(14) Ex-employé de Phil Cushway à Artrock.
(15) Ces groupes, dont certains devenus mythiques, avaient pour noms Kyuss, Killdozer, les Melvins, Fu Manchu parmi beaucoup d’autres. Il suffira que Kyuss - avec à gauche un tout jeune Josh Homme - change de maison de disques et transforme son nom en Queens Of The Stone Age pour que son sort s’en trouve totalement changé.

(16)

(17) Nous pouvons citer Anarchy Dog chez Toy2R (2006), le Dunny Lenin (2006), les Labbit (2006), les Monger Big Jake (2006), les Dr. Bomb (2005), les Circus Punk (2005), les Humbert Humbert (2003), Los Locos (2003).



